Économie de partage

Transit-Oriented-Developpement (TOD)

 
 

Popularisé au début des années 1990 par l’urbaniste Peter Calthorpe dans son ouvrage The new American Metropolis, le concept de Transit-oriented development (TOD) se veut une vision intégrée du développement en tenant compte des dimensions sociales, économiques et environnementales du projet d’aménagement urbain. Il s’agit d’un concept encouragent le développement d’espace de vie à usages mixtes (loisirs, emplois, commerces, résidences) et situés à proximité de services de transport collectif afin de limiter l’usage de l’automobile en milieu urbain.

 

Le TOD est une approche urbanistique visant à développer la ville en s’appuyant sur les axes de transport en commun déjà existant. Cette philosophie prend appui sur les principes fondamentaux du Nouvel Urbanisme, mais s’inscrit aussi dans la vision de (re)développement urbain durable du Smarth Growth, mais cela à plus petite échelle.

Les orignes du TOD

Le concept de TOD se définit à l’échelle du quartier, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens est au cœur des préoccupations. Il répond également à la règle des quatre D, soit la distance, la densité, la diversité et le design. 

Caractéristiques 

«Transit Oriented Development is the exciting fast growing trend in creating vibrant, livable, sustainable communities. Also known as TOD, it's the creation of compact, walkable, pedestrian-oriented, mixed-use communities centered around high quality train systems. This makes it possible to live a lower-stress life without complete dependence on a car for mobility and survival.» (TOD Institute, n-d)

Tout d’abord, comme le TOD est orienté autour du transport en commun, il est essentiel que le pôle de transport collectif s’inscrive dans un tracé stratégique et complémentaire, afin d’être en relation avec d’autres TOD, mais aussi avec des centres urbain de plus grande envergure. Cette stratégie vise à réduire l’utilisation de l’automobile à son maximum ainsi que son impact environnemental. Il est également question de voir le nombre de véhicules diminuer en ville.

Un pôle de transport collectif majeur 

Le TOD prévoit un développement résidentiel ne dépassant pas un rayon de 1km à partir de la gare centrale et des infrastructures privilégiant le piéton ainsi que des moyens de transports alternatifs à l’automobile. Une hiérarchisation des densités urbaines en fonction de la position de la gare est également essentiel, où les occupations les plus denses sont situé à proximité du pôle de transport collectif.Il s’agit de proposer un cadre de vie multifonctionnel avec des services à proximité des résidences.

Un développement résidentiel à forte densité et un cadre multifonctionnel

Le concept de TOD valorise le caractère unique et les éléments identitaires d’un lieu. Par la mise en valeur du patrimoine, des points de vues, des repères visuels, ou autres, ainsi il s’agit de susciter chez les résidents un sentiment d’appartenance et de fierté.

Identité 

Le TOD vise la protection des milieux naturels ainsi que des secteurs à caractère historique, patrimonial et culturel. Il s’agit de mettre de l’avant l’histoire du lieu, tout en permettant le recyclage, la réutilisation ou la transformation des sites.

Aménagement durable 

Le TOD encourage la vie en communauté et l’implication des citoyens, puisqu’il s’agit d’un milieu de vie à forte densité regroupant diverses formes de services. Cette implication passe par la création de groupes citoyens, l’assistance aux consultations publiques, et bien d’autres. On trouve également dans ce concept différents types de résidences et ce en fonction des besoins et de disponibilités financière, donc des personnes de divers horizons tant au plan social que professionnel.

L'implication de la collectivité

_Limiter l’étalement urbain

_Réduire les coûts collectifs et individuels reliés au transport

_Organiser des déplacements plus efficaces

_Améliorer la qualité de l’environnement

_Offrir des choix diversifiés au niveau résidentiel et un style de vie abordable

_Réponse à une diversité de besoins en matière de logement (prix, taille, localisation)

_Créer de la valeur

_Améliorer la qualité de vie urbaine

Objectifs

En tant que projet collectif, les acteurs d’un projet de TOD sont nombreux, ceux-ci privilégient des objectifs le plus souvent différents. La recherche de l’équilibre entre les intérêts individuels et communs est au cœur des décisions tout le long de la planification et de la réalisation du projet.

Acteurs

CALTHORPE, Peter, TOD neighborhood unit, The new american metropolis. 1993  

Cadre théorique 

Image par les auteurs

Des pratiques de partage, comme le don, le troc et l’échange de services ne datent pas d’hier. Cependant, en raison de la montée du système capitaliste, cette manière de vivre en société a été mise de côté. Toutefois, les révolutions technologiques et la multiplication des problèmes environnementaux ramènent aujourd’hui l’économie de partage sur la table. Celle-ci, « fondée sur l’échange de biens, de services ou de connaissances entre particuliers» (La Fabrique Écologique, 2014, p. 5), influence notre manière de se déplacer, d’habiter, de consommer et par le fait même contribue à l’écologie tant humain, politique qu’environnemental.

Mission

Pour le moment, ces pratiques émergentes ne cherchent pas à remettre en question le système actuel, mais à le rendre plutôt résilient face aux crises liées aux changements climatiques, à la mondialisation et à la surconsommation, pour en nommer que quelques uns. En d’autres mots, l’économie de partage cherche à utiliser, à leur plein potentiel, les capacités dormantes du territoire, tel que les objets sous-utilisés, les personnes inactives où encore les espaces sous-occupés.  

L’économie de partage est donc basée sur l’échange de biens de différentes natures ceux-ci se groupant sous trois catégories soit les biens personnels, les biens mutualisés et les biens communs. En plus de les différencier par leur nature, ceux-ci se distinguent également par un type de partage lié soit à un usage ou à une force de travail. Le tableau ci-dessous permet de distinguer les différentes relations possibles entre la nature du bien et les types de partage.

Biens partageables 

L’instauration d’un économie de partage à l’échelle territoriale est possible grâce à des modes de gestion horizontaux tel que les plateformes web, en favorisant des relations de proximités autour des biens mutualisés et en adoptant une approche valorisant les services communs et la communauté. Chacune des ces stratégies d’application aura ainsi un impact tant sur les aspects socioéconomique qu’environnemental du territoire.

Territoire en partage

L'économie de partage pour un respect de l'environnement 

La promesse environnementale faite par cette forme d’économie alternative peut se concrétiser notamment grâce aux 3 modèles de partage suivants :

Réemploi

Consiste à remettre sur le marché des biens encore en bonnes conditions, mais devenus désuets pour le propriétaire dans le but de faire le bonheur d’une autre personne.

 

La réhabilitation de bâtiments existants en est un bon exemple évidemment, ce type de réutilisation a un impact direct sur la forme urbaine d’un projet de développement urbain.

Il s’agit de location ou d’emprunt de biens à court terme. Ceux-ci peuvent donc, au cours de leur durée de vie, répondre aux besoins de plusieurs personnes. Il s’agit donc de biens souvent utilisé ponctuellement ; donc d’un potentiel matériel sous-utilisé.

On peut penser ici à un espaces de buanderie mis à disposition pour un ensemble de locataire à même un bâtiment. Offrir des services partagés permet d’avoir des logements de plus petites tailles et ainsi augmenter la densité d’un quartier.

Mutualisation 

Plus que du transport en commun la mobilité partagée est entendu, au sein de l’économie de partage, comme le partage d’une voiture individuelle par le biais de système d’auto partage ou de covoiturage. Elle vise donc à compléter les réseaux de transport collectifs actuels en répondant aux demandes ponctuels et particulières des usagers.

 

Concentrer les voitures et les vélos dans des mobility hub permet alors de mettre a disposition ces moyens de transports et  de concevoir un quartier où les modes de transports actifs sont en premier plan.

Mobilité partagée 

L’inclusion sociale constitue une des conditions fondamentales afin de permettre la transition des individus consommateurs et passifs du territoire à des habitants productifs et actif au sein de la ville. C’est donc par l’inclusion sociale qu’il sera possible de promouvoir et de co-construire des dynamiques collaboratives au sein des communautés.

 

C’est, notamment, en offrant des espaces de ralliement favorisant l’implication citoyenne et d’organiser des événements récurrents qu’il sera possible d’alimenter ces nouvelles dynamiques.

L'économie de partage comme levier de nouvelles sociabilités 

© BVA

Image par les auteurs

Design Urbain Université Laval 

Marie-Jeanne Allaire-Côté | Julie Bradette | Véronique Rivest | Audrey Turcotte 

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